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Les vieux migrants vivent dans la tourmente

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mercredi 13 juin 2012, par loldf

On a diffusé des extraits de la rencontre-débat "Les vieux migrants vivent dans la tourmente", qui s’est déroulée le 8 décembre 2011 au Centre Musical Fleury Goutte d’Or. Cette rencontre avait lieu dans le cadre du "Plan d’Occupation du Sol (POS)" organisé par l’association Toulousaine Tactikollectif et accompagnant les concerts de Zebda, une série de rencontres, projections et spectacles, autour de la mémoire de l’immigration et des quartiers populaires. Cette rencontre-débat était animée par Salah Amokrane (Tactikollectif), avec Moncef Labidi (Café Social du 20e et du 18e), Ali El Baz (Association des Travailleurs Maghrébins de France - ATMF) et Pascale Boistard (adjointe au maire de Paris).

Présentation extraite du programme du POS : "Des vieux migrants sont traqués. C’est une chasse sans merci à laquelle se livrent les contrôleurs de la CNAV, de la MSA de la CAF et de la CPAM, sans oublier les agents des impôts. Des contrôles discriminatoires et des pratiques brutales, d’ailleurs fermement dénoncés par la HALDE, dans une délibération du 10 mars 2010. Leur cible de choix : les vieux migrants bénéficiaires ou éligibles à l’Allocation Solidarité Personne Agée (ASPA). En effet, ces retraités "navettent" entre ici et là-bas, méconnaissent leurs droits et ne savent pas se défendre face à une administration qui les maltraite souvent. Une situation qui a conduit, des collectifs, des associations et des militants des droits de l’Homme à se mobiliser pour dénoncer cette chasse aveugle et exiger respect et dignité pour ces anciens travailleurs immigrés devenus des boucs émissaires. Pour bon nombre d’entre eux, avec moins de 700 euros mensuels, survivre et faire vivre la famille est un exercice de renoncement : il leur faut se passer des soins élémentaires, se priver, se murer dans un silence résigné et "s’invisibiliser". Les vieux migrants seraient-ils des fraudeurs ? Que dire alors des droits à jamais perdus à cause d’employeurs peu scrupuleux, qui n’ont pas déclaré des années de cotisation ? Pour ces vieux migrants aujourd’hui retraités, pouvoir repartir au pays afin de renouer avec la famille, s’offrir un peu de répit et s’entourer des leurs est un droit. Pouvoir revenir et retrouver leurs soignants et leurs repères est aussi l’expression d’un droit inaliénable. Une liberté non-négociable, car la seule qui leur reste."

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